Si t’es une fille, je porte ta valise

bagagesLes périodes de fête sont aussi les périodes des bagages. A Saint-Lazare, à Montparnasse et dans toutes les gares, des hordes de voyageurs lourds de dinde et de foie gras trimbalent valises et paquets. Ils font face -comme ils peuvent- aux marches, aux montées dans les wagons et aux descentes des trains.

Dans les escaliers, pourtant, quelques créatures tirent leur épingle du jeu : les femmes en détresse, dont je fais partie. Je ne fais certainement pas exprès, mais quand je porte les Murakami et les pots de confiture que j’ai eus à Noël, je dois certainement transmettre des ondes de SOS captées par des vaillants messieurs.

Sans même demander, ils prennent le sac tout en bas de l’escalier et le montent tout en haut. Ça marche aussi dans l’autre sens. Je n’ai même pas fini de les remercier qu’ils sont déjà partis, sans rien demander en retour. Est-ce parce que j’ai vraiment de galérer ? Bloquais-je le couloir puant ? Est-ce parce que je tombe sur tous les Parisiens serviables ? Qui sait ?

Ce qui est sûr, c’est que dans ces circonstances, on est face à nos contradictions de féministes poilues sous les bras. On est bien content qu’un petit malin ne nous sorte pas LA bonne réplique : « Tu veux ton égalité des sexes ? Tu la veux ? Alors, porte ta valise et arrête de chialer. »

Et le ‘ptit con aurait bien raison. Alors, on n’a qu’à se rattraper en aidant les mères qui, elles, se tappent mioches et poussettes dans les métros sans ascenseur.

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Une réflexion au sujet de « Si t’es une fille, je porte ta valise »

  1. A reblogué ceci sur Ritachemaly's Blog and commented:
    Sans même demander, ils prennent le sac tout en bas de l’escalier et le montent tout en haut. Ça marche aussi dans l’autre sens. Je n’ai même pas fini de les remercier qu’ils sont déjà partis, sans rien demander en retour. Est-ce parce que j’ai vraiment de galérer ? Bloquais-je le couloir puant ? Est-ce parce que je tombe sur tous les Parisiens serviables ? Qui sait ?

    Ce qui est sûr, c’est que dans ces circonstances, on est face à nos contradictions de féministes poilues sous les bras. On est bien content qu’un petit malin ne nous sorte pas LA bonne réplique : « Tu veux ton égalité des sexes ? Tu la veux ? Alors, porte ta valise et arrête de chialer. »

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