Les ministères aux Droits des femmes, une réalité en Amérique latine

L’accueil du site internet du ministère aux Droits des femmes du Pérou.

Après plus de 20 ans d’absence, le ministère aux droits des Femmes a été recréé. Najat Vallaud-Belkacem, également nommée porte-parole du gouvernement de Jean-Marc Ayrault, a remplacé Yvette Roudy. C’était une des promesses du candidat Hollande. Mais comme dirait la toute première ministre des femmes, « il ne suffit pas de créer un ministère, il faut voir ce qu’on met derrière ». En attendant de pouvoir le juger, petit tour d’horizon en Amérique Latine où ces ministères existent depuis plus d’une décennie pour la plupart.

Une version moderne et remastériséee du matriarcat organise le fonctionnement de la société dans plusieurs pays du continent. Au Mexique, par exemple, trois femmes sur dix détiennent les cordons de la bourse de leurs foyers. Les hommes, partis travailler aux États-Unis, cèdent les rênes de la maison à leur compagnes. Elles restent pourtant victimes d’un système violent et macho qui cherche encore et toujours à les reléguer au deuxième plan.

Pour combattre ce status quo, certains États se sont dotés d’un ministère aux Droits des femmes pour promouvoir la parité et l’éducation, au sens très large, ainsi que lutter contre les violences faites aux femmes. Une politique attendue dans une région capable d’élire cinq présidentes en même temps. Parmi elles, Cristina Kirchner, Dilma Roussef et Laura Chinchilla.

En République Dominicaine, au Pérou, au Venezuela, en Colombie, au Paraguay, et au Nicaragua, les femmes ont leur ministère. En Argentine, ce n’est pas un portefeuille à proprement parler mais ça y ressemble fortement. Même cas de figure en Uruguay, au Honduras et au Costa Rica. On est très loin, bien sûr, d’une liste exhaustive. D’autant plus que chaque pays accorde des prérogatives différentes à son ministère. Reste qu’une région, jugée mille fois arriérée en questions sociales, a décidé de se battre pour la parité.

Un ministère pourquoi faire ?

La création de ces ministère n’a pas balayé d’un revers de la main l’éternelle polémique de leur bien fondé : nommer un ou une ministre pour s’occuper des femmes c’est les considérer uniquement comme des femmes et pas comme des membres à part de la société, à l’égal des hommes. Mais au vu des injustices qui persistent dans le Vieux et le Nouveau continent il n’est pas complètement inutile de consacrer une partie du budget de l’Etat à l’amélioration de la condition du sexe féminin.

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