Ada Lovelace, sainte patronne des programmatrices

Elle est méconnue et son nom fait penser à une fille de joie du XIX siècle. Pourtant, miss Lovelace, née Augusta Ada King, comtesse Lovelace est l’ancêtre des geekettes-des vraies, pas celles qui se disent technolophiles juste parce qu’elles ont un iPhone.

A l’époque où l’on estime que les femmes sont faites pour la couture et la procréation, la fille de Lord Byron, le célèbre écrivain, troque la dentelle pour les calculs. Elle traduit et décrypte l’algorithme de l’ancêtre de l’ordinateur : la machine analytique, jamais achevée, de Charles Babbage. Un appareil à calculer programmable conçu par son compatriote Babbage. Elle devient ainsi la première  programmatrice de l’Histoire, rien que ça, bien avant ses confrères de la Silicon Valley.

La comtesse Lovelace est également une pionnière dans le domaine des calculateurs universels. Les calcul quoi ? Une sorte de calculatrice avec un nombre très réduit de symboles pour faciliter son utilisation par un nombre très large de personnes.

La renommée de la comtesse n’est plus à faire dans les pays anglo-saxons, en Allemagne et bien sûr dans les milieux de matheux et de développeurs. Ces gens dévoués à l’informatique qui nous pendent de jolis logiciels, sites et applications. Ils sont notamment familiers avec le langage Ada, qui donne à peu près ça :

with Ada.Text_IO; — Bibliothèque

procedure Hello is
— Déclaration de la procédure « Hello »
begin
— Imprimer « Hello, world! » à l’écran
Ada.Text_IO.Put_Line(« Hello, world! »);
end Hello;

Malgré son impact dans l’histoire de l’informatique, elle fait très peu d’émules. La gent féminine, certes, investi les milieux des ordinateurs. Mais comme dans tous les autres métiers, on est bien loin de la parité. Aux Etats-Unis, elles ne représentent que 22% des ingénieurs informaticiens ou des compagnies high-tech en 2010.

En France, selon une étude de Global Contact pour Orange, les femmes ingénieures continuent de se détourner des métiers de l’informatique. Autrefois le domaine le plus féminisé des écoles d’ingénieurs, les filières informatiques n’accueillent plus que 10% de femmes aujourd’hui. Ada serait bien déçue.

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