Sénatoriales : les femmes de pouvoir VS les vieux sages

Catherine Tasca, vice-présidente du PS au Sénat.

Mathématique, arithmétique, chronométrique. Bref. D’après la droite, la victoire de la gauche aux sénatoriales était prévue. Une conséquence des dernières élections régionales, municipales et cantonales. Ce qui était également  prévisible : la faible présence  féminine dans une chambre surtout réservée à des messieurs plutôt âgés, pas trop réveillés et pas trop présents.

Après ces élections, il était même question qu’une femme socialiste, Catherine Tasca, devienne le deuxième homme de l’État. En cas de décès du président de la République, le président du Sénat prend sa place. Fausse alarme.

Mme. Tasca, vice-présidente du PS au Sénat a renoncé à sa candidature au profit de Jean-Pierre Bel président du groupe PS, depuis 2004, et proche de François Hollande. Martine Aubry, qui prétend être la première présidente française, a fortement encouragé le retrait de la sénatrice, au nom de l’union sacrée entre socialistes avant les échéances capitales.

Valérie Létard

Valérie Létard

Valérie Létard, elle, reste dans la course. La sénatrice du Nord et ancienne secrétaire d’État du gouvernement Fillon devra s’affronter, le 1er octobre, au candidat socialiste et à Gérard Larcher (UMP), le président sortant. Elle représente la candidature centriste dans cette élection.

Et sur les bancs du Sénat ?

Comme le signale le Monde, le Sénat n’a pas basculé vers la parité. Le nombre de sénatrices a reculé. Trois femmes de moins. Elle sont désormais 77  sur les 170 nouveaux élus et les 348 sénateurs. Proportionnellement, elles sont tout de même plus nombreuses qu’à l’Assemblée Nationale : 107 élues sur 577 députés. Cécile Cukierman, sénatrice communiste est la benjamine du groupe. Et elle n’est pas la seule  jeune pousse du jardin du Luxembourg.

C. Jouanno

Chantal Jouanno, sénatrice.

Chantal Jouanno, ex-ministre des sports depuis dimanche, a quitté le Gouvernement et rejoint les bancs du Sénat. Jeune, femme, dans cette maison, c’est presque de la fiction. Esther Benbassa, 61 ans, et nouvelle sénatrice EELV du Val-de-Marne vient aussi grossir les rangs féminins.

L’échec des listes paritaires

Pourquoi si peu de femmes au Sénat ? Pierre Verley, adjoint du maire UMP de Marq-en-Baroeul (Nord), a une hypothèse : « Il y a des sénateurs qui tiennent beaucoup à une certaine conception du Sénat avec laquelle je ne suis pas d’accord. Ils ont été élus avant l’arrivée des listes paritaires en 2000 (ce n’est pas le cas des sénateurs UMP réélus dans sa région). Si on avait joué le jeu lors de ces élections, il y aurait plus de femmes élues ».

Dans le Nord-Pas-de-Calais, les listes paritaires -alternance homme, femme sur les listes pour assurer l’égalité- n’arrangeaient pas les sénateurs cherchant la réélection. Ils ont décidé de multiplier ces listes pour être sûrs d’occuper à nouveau leurs sièges au Sénat. Une seule femme a réussi à tirer son épingle du jeu dans les listes UMP. Natacha Bouchart été réélue dans cette région. Pour Verley, cette situation ne devrait pas durer longtemps : « Une nouvelle génération plus représentative de la population française devrait arriver dans les années à venir ». En attendant, les femmes restent sous représentées et la moyenne d’âge des 170 nouveaux sénateurs est de 60 ans.

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