Les femmes en revue

Marilyn a compris le "capital érotique" bien avant l'heure.

La femme la plus puissante au monde, les féministes et l’affaire DSK, des femmes qui défient l’autorité derrière un volant et notre capital érotique au service du succès. Une semaine de lutte de pouvoirs.

 Merkel en tête de la liste Forbes

D’après le magazine américain Forbes, la chancelière allemande, Angela Merkel, est la femme la plus puissante au monde. Elle arrive devant Hillary Clinton, Dilma RoussAngela Merkelef ou encore Michèle Obama dans ce classement établi annuellement. Au niveau internationa, l’austère madame Merkel est sur le premier plan. On l’a vu cet été, quand la crise de la dette a interrompu les vacances des liders européens. Pas sûr que cette place dans le classement la fasse monter dans les sondages : sa gestion de la crise ne convainc pas les Allemands et l’absence de Allemagne dans le conflit libyen est fortement critiquée dans le pays même.

Les féministes ne lâchent pas

Avec Marie-George Buffet en tête, les femmes et féministes françaises comme américaines ont protesté contre le dénouement du volet américain de l’Affaire DSK. Faute de preuves, le juge américain Michael Obus a décidé l’abandon des poursuites au pénal contre Dominique Strauss-Kahn, sans pour autant fermer l’affaire. Nafissatou Diallo, qui a accusé l’ancien patron du FMI d’agression sexuelle, séquestration et tentative de viol est passée de sainte à prostituée dans l’espace de quelques semaines. Maintenant, on ne saura peut-être jamais ce qui s’est passé pendant 9 minutes dans la chambre du Sofitel. C’est ce que les féministes regrettent. « Quelle que soit l’issue judiciaire, la parole des victimes de viol ne doit pas être méprisée », écrit dans un communiqué le collectif Osez le féminisme.

« La ‘crédibilité’ des plaignantes, mot-clé des derniers mois, est en permanence remise en cause dans les affaires de viol. Or, nous le rappelons une fois encore, il n’y a pas de bonne ou de mauvaise victime. Rien de ce qu’une femme a fait ou dit dans le passé ne devrait permettre de minorer la violence qu’elle a subie ». Seules 10 % de femmes victimes portent plainte.

Les Saoudiennes poursuivent leur mouvement

Najla Hariria a été arrêtée mercredi dans la ville de Jeddah. Son tort : elle défiait la loi en conduisant une voiture. Cette femme, membre du groupe contestataire « Women to drive », voulait juste aller chercher sa fille à l’école, elle a été relâchée quelques heures après. On lui a demandé de s’engager à ne plus jamais conduire mais elle ne l’a pas fait. L’activiste s’en est sortie en payant une contravention. Le mouvement NTD est né quand Manal al-Sherif, 32 ans, a posté sur You Tube une vidéo où elle conduisait un véhicule à Khobar, elle a été ensuite arrêtée et emprisonnée pendant 1O jours.

Le 17 juin, des femmes saoudiennes ont conduit une voiture pendant toute la journée. Par ce geste, elles ont risqué la prison car elles contrevenaient à une loi non écrite qui le leur interdit. Les Saoudiennes sont dépendantes de leur chauffeur, si elles ont le moyen de le payer ou des hommes de leur famille. L’Arabie Saoudite est le seul pays au monde qui interdit la conduite aux femmes.

Exploiter son capital érotique

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Catherine Hakim

Un livre fait noircir les pages des journaux britanniques ces derniers jours : Honey Money : The power of erotic capital de Catherine Hakim. Cette sociologue du London scool of economics fait polémique. Dans son livre, elle, une femme de surcroît, crie haut et fort que la gent féminine doit se servir de son capital érotique, de ses charmes donc, mais pas que, pour réussir. Où est resté le mérite ? Et les moches donc ? On leur  interdit de briser le plafond de verre ?

Elle définit son expression barbare comme « un mélange de beauté, de savoir-vivre de style, de l’attirance et des compétences sexuelles ». How charming. Et l’intelligence ? Bof. Les critiques littéraires en Grande-Bretagne ont massacré le livre et les idées qu’il véhicule à l’exception d’un journaliste du Daily Telegraph. Il considère que la sociologue a parfaitement raison. Il n’en peut plus des femmes qui ne prennent pas soin de leur apparence pour être compétitives dans un monde d’hommes. Il est un peu seul dans une marre de journalistes, pour qui, les théories de Hakim sont « bull shit ».

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