A la conquête des cieux

Pour la première fois, un groupe de 71 femmes militaires décrocheront leur diplôme de parachutistes.  Ce n’est pas un mince accomplissement au Mexique, pays réputé macho et dans un milieu encore plus macho. Depuis 22 ans les parachutes dans l’armée de ce pays étaient réservés aux hommes.

©Churly Garza

La semaine prochaine, les soldates feront les cinq sauts nécessaires pour obtenir ce convoité diplôme. Elles sont militaires de métier et ont des formations très diverses. Des infirmières et des secrétaires, par exemple, ont décidé de suivre cette formation de cinq semaines. D’après le colonel chargé de la formation, les parachutistes sont traitées exactement comme leurs confrères et sont évaluées en même temps.

Elles n’appartiennent ni au peloton d’infanterie ni portent des armes. Mais ceci ne devrait pas tarder par souci d’équité.

Depuis 2009, il existe une loi de parité au sein de l’armée mexicaine. D’après la législation, les femmes peuvent accéder aux mêmes postes que les hommes, y compris les plus hauts postes de commandement. C’est une réforme qui a ouvert la voie aux femmes qui ont le droit à la même formation technique, universitaire et militaire que les hommes. La même année, la première femme a piloté un avion militaire.

En 2007, les femmes représentaient 3% des recrues de la force aérienne et 14% de l’armée d’après une enquête du gouvernement mexicain. En 2009, une étude dénombre 15.763 femmes dans les forces armées mexicaines (tout corp militaire compris). Soit un 13% au total .

En 2009, la première génération de femmes arrive à l’école d’éducation navale. Leur objectif : décrocher le poste de commandant.

Et dans l’Hexagone ?

En France, la féminisation de l’armée remonte à 1914 avec le recrutement de femmes comme personnel de santé (Service de Santé des Armées), alors qu’au Mexique elle a commencé il y a 30 ans environ. Même si les femmes y étaient présentes depuis très longtemps en tant qu’infirmières.

En 1939, elles sont autorisées à intégrer les corps d’armés français, et en 1972 leur statut évolue au même rang que celui des hommes. Néanmoins, l’accès des personnels sous-officiers féminins aux unités de la gendarmerie mobile reste aujourd’hui interdit. Il n’y a également aucun personnel féminin à bord des sous-marins de la marine nationale. On se demande pourquoi.

L’effectif en 2007 compte 50 000 femmes tous services confondus. Seules quatre femmes ont obtenus le rang d’officier général en 2011. Aux armes citoyennes ?

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