La forêt amazonienne

Les jambes écartées, complétement nue, exposée, elle regarde le plafond et attend à ce que ce soit fini. La cire chaude se pose finalement sur sa peau, d’un seul geste précis et rapide l’esthéticienne retire la bande. Avec son accent brésilien prononcé elle demande : « Tu as un petit copain ma chérie ?»

La victime -par conviction- sourit. Elle ne répond pas. L’esthéticienne filiforme poursuit sa tâche. Elle applique et retire, tire et applique. Ce n’est pas une question anodine, posée juste pour briser le silence gênant. Une certaine façon de penser se cache derrière cette interrogation. Et ce n’est pas de la paranoïa.

Si une femme veut empêcher que la forêt amazonienne foisonne dans sa culotte, doit-elle être obligatoirement en couple ? Non. C’est l’été, les vacances,la fin des soldes, toute excuse est bonne pour se faire belle. Pas besoin de partager le lit avec quelqu’un.

On croyait qu’après des années d’auto-flagellation pour devenir imberbe, la société avait intégré que les femmes prennent soin d’elles-mêmes pour leur propre plaisir et même pour leur moral. Apparemment non.

Même certaines femmes pensent encore que les talons et tout le tralala sont pour le bonheur des autres, spécialement des hommes. Voilà une partie du problème. Les stéréotypes sont aussi perpétués par des femmes.

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