La semaine en revue

Sandra Torres, ex-première dame du Guatemala.

Les rebondissements de l’affaire DSK, Martine et Christine à la une des journaux, une candidature contestée au Guatemala et la pénalisation du féminicide à Mexico. Cette semaine, les femmes étaient au cœur des politiques.

 La saison 2 de l’affaire DSK et la parole féministe

 Cette affaire a délié les langues. Une semaine après l’arrestation de Dominique Strauss-Kahn, les associations comme « Osez le féminisme » se sont fortement mobilisées et on a eu l’affaire Tron, première résultante médiatisée de l’affaire DSK. Les collaboratrices du maire ont osé l’accuser de viol. Et maintenant ? La plaignante a perdu toute sa crédibilité. L’enquête a révélé que Nafissatou Diallo n’était pas si honnête que l’on croyait.Toute l’affaire pourrait s’effondrer.

Caroline de Hass, porte-parole de l'association "Osez le féminisme" ©Libération

Hier, DSK s’est promenée librement avec sa femme à Manhattan. Dans un article du Nouvel Observateur, Natacha Henry et la blogueuse Olympe restent optimistes. Pour la fondatrice de l’association Gender Compagny ainsi qu’ auteure de Les filles faciles n’existent pas (2008) et pour la blogueuse; les récentes révélations ne mettent pas en danger le discours féministe. Il y aura un avant et un après. Quoi qu’il soit le dénouement du procès, il aura marqué le début d’un nouveau chapitre dans la réflexion de la relation entre les femmes et les hommes.

 L’actualité dopée à l’œstrogène

 Les spécialistes des gender studies et autres féministes estiment qu’un moyen d’atteindre la parité est de parler des femmes dans les médias comme on parle des hommes. Il suffit qu’elles soient des expertes, des actrices de l’information au lieu d’être réduites au rôle de témoins ou victimes.

Cette semaine, on a fait un énorme pas vers cet idéal. Christine Lagarde a été nommée à la tête du FMI et Martine Aubry s’est enfin déclarée candidate aux primaires socialistes sans compter sur les différentes déclarations de Ségolène Royale et de Marine Le Pen. Elle n’ont pas pu garder leur place à la tête de l’info longtemps. La libération des ex-otages, une certaine affaire, le Tour de France et même un mariage princier ont pris leurs droits sur les JT. Une actu en chasse bien une autre.

 Une candidature rejetée

Duelo Nacional 7 (07/06/10)

Alvaro Colom et Sandra Torres ©Gobierno de Guatemala

La candidature de Sandra Torres, ex-première dame du Guatemala a été rejetée par le Tribunal suprême électoral du pays. Elle a divorcé d’ Alvaro Colom-président du Guatemala- au mois d’avril pour pouvoir se présenter à la présidentielle de 2012. La constitution interdit les parents au premier degré du président de se présenter à cette élection. Pour contourner la loi, Torres s’était séparée de son mari. Mais le tribunal a signalé que malgré le divorce sa candidature serait illégale.

Le Guatemala s’oppose à cette candidature, d’autant plus que Colom et sa femme trempent dans des affaires d’assassinat et corruption. En 2009 le pays exigeait la démission de Colom quand on a découvert qu’il avait commandité le meurtre d’un avocat d’envergure.

Les dirigeants du parti présidentiel, l’Union nationale de l’espoir, s’apprêteraient à lancer des actions légales contre la décision du TSE afin de tenter de valider la candidature de Mme Torres. Sandra Torres s’inscrit dans la lignée de Cristina de Kirchner en Argentine. Succéder à son époux n’est pas exactement ce qu’on appelle briser le plafond de verre.

 Le féminicide sera puni d’une peine de 60 ans à Mexico

 C’est un terme malheureux qui décrit bien le phénomène qui étouffe Ciudad Juarez dans le Nord du Performance contra feminicidios en juarez2Mexique. Après avoir été enlevées et torturées, 271 femmes ont trouvé la mort en 2010. C’est un phénomène vieux de 15 ans.

Pourtant, c’est à Mexico qu’on a décidé de punir les meurtriers de femmes avec lesquelle ils auraient entretenu une relation sentimentale, de confiance, affective, de travail ou n’importe quelle relation qui implique un lien de subordination ou de supériorité. On pourra qualifier ce délit de féminicide quand la victime sera tuée avec violence et parce qu’elle est une femme.

Juste le fait de reconnaître qu’un crime peut être un féminicide est déjà une énorme avancée. Mais en connaissant le (dis)fonctionnement de la justice mexicaine, il faudra attendre la première condamnation à 60 ans pour mesurer l’efficacité de cette nouvelle loi.

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