La semaine en revue

Un secrétaire d’Etat mis en examen pour viol, un clitoris qui dérange, des journalistes primées pour leur courage et l’obligation d’être plus sexy pour les basketteuses. Une semaine pleine de rebondissements.

Le fétichiste mis en examen

Georges Tron n’a pas passé une bonne semaine. Il est placé en garde à vue lundi après-midi, cette garde est prolongée de 24 heures mardi. Le 23 juin il est mis en examen pour viol et laissé en liberté sous contrôle judiciaire. Ces faits sont passibles de la cour d’assises, la peine encourue allant jusqu’à 20 ans de réclusion criminelle. La justice a donné raison aux anciennes collaboratrices de Georges Tron qui l’ont accusé d’attouchements. L’ancien secrétaire d’Etat à la fonction publique prétextait un massage de pieds-de la réflexologie- pour aller plus loin. Il a toujours contesté ces accusations. Désormais, on se demande si Georges Tron peut toujours être le maire de sa ville. Les réflexologues, eux, doivent se demander si toute publicité est bonne publicité.

La campagne qui ne fait pas l’unanimité

L’association « Osez le féminisme » a lancé la campagne « osez le clito » pour mettre au centre des discussions l’organe du plaisir féminin. Elle a été accompagnée d’une large couverture médiatique et d’affiches d’un sexe béant loin d’être esthétiques. L’opération a sans doute fait parler d’elle mais pas de la façon dont les organisatrices l’auraient voulu. Sophie Gourion écrit dans le + du Nouvel Observateur : « Féministe, je ne me reconnais pas dans cette campagne ». La journaliste explique que la façon dont est menée cette petite bataille du féminisme la dessert. « Le vocable utilisé, « instigateur de plaisir », sous-entend également la polémique : dans le dictionnaire le nom « instigateur » est ambivalent, c’est à la fois quelqu’un qui incite mais également un fauteur de troubles. Une façon maladroite de laisser entendre une culpabilité alors que c’est justement l’opposé du message véhiculé », explique-t-elle. Sophie Gourion ne doit être la seule à croire que cette campagne fait plus de bruit que du bien au clitoris.

Deux journalistes primées

Rocío Gallegos

Sandra Rodríguez

Rocío Idalia Gallegos Rodríguez et Sandra Rodríguez Nieto ont gagné le prix de journalisme Knight du centre international pour journalistes. Les deux mexicaines ne sont pas les premières à attirer l’attention du journalisme international pour leur courageuse couverture du narcotrafic, ce type de travail est toujours reconnu. Elles enquêtent pour le journal de Juarez, ville meurtrière au cœur du trafic. Les deux femmes ont démontré que le gouvernement mexicain et l’armée arrêtent et torturent des innocents dans leur guerre super efficace contre les narcos. Les journalistes qui osent fouiller à la frontière avec les Etats-Unis finissent souvent trois mètres sous terre. Gallegos et Rodriguez ont passé outre aux menaces des narcos et ont réusi à révéler une information bien embarrassante pour le gouvernement. Elles recevront leur prix le 1er novembre dans une cérémonie à Washington.

Des basketteuses plus sexy

Basketball Shooting

Des filles transpirantes qui courent derrière un ballon de basket ne semblent pas exciter les foules. C’est pour cette raison que la Fédération internationale de Basket (FIBA) a décidé qu’à partir du mois d’octobre les basketteuses européennes devront porter des tenues plus alléchantes, à la place de leur maillot ample et short long. Les deux centimètres de séparations entre leurs habits et le corps sont à proscrire. Une mesure qui déplaît à la plupart des basketteuses concernées par la nouvelle mesure. L’association de joueuses espagnoles a émis un communiqué dans lequel elles assurent accepter le sport comme spectacle mais refusent de devenir des objets sexuels.

Pour la FIBA, c’est une façon de rendre ce sport féminin plus attractif. En ce moment, les basketteuses disputent la compétition la plus importante au niveau européen. Vous n’en avez pas entendu parler ? Normal. Les médias et le public s’intéressent très peu au sport féminin. Pierre Bressant, entraîneur de l’équipe féminine de basket de Lyon, le regrette : « En France, on a vraiment du mal à comprendre que les filles proposent du sport de haut niveau. Les gens devraient venir plus souvent au stade… ». Si on les faisait pousser des cris orgasmiques comme les joueuses de tennis, il y aurait  plus de monde devant ces matchs.

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