Keiko Fujimori à la tête du Pérou ?

La campagne est finie, maintenant, il ne reste qu’à attendre. Demain, les Péruviens décideront si le prochain lider de la nation sera Keiko Fujimori ou Ollanta Humala. Les intentions de vote se resserrent, même s’il y a quelques jours, un sondage donnait pour gagnante Fujimori à 51,8 %. La carrière politique de la fille aînée du mandataire fascisant Alberto Fujimori pourra être entachée par sa participation au régime de son père.

Sur le tee-shirt : "Je t'aime Pérou".

Lors du débat de clôture de campagne, le candidat du parti de gauche a d’ailleurs attaqué Fujimori sur ce point. Humala n’a pas hésitéà signaler qu’elle apparaissait aux côtés de son père sur ses affiches de campagne et que son élection reviendrait à prolonger le régime autoritaire des années 90. Fujimori s’est emportée :« Vous discutez avec KeikoFujimori, candidate à la présidentielle, si vous voulez parler avec Alberto Fujimori, allez le voir dans sa prison de Diroes ! » Keiko Fujimori a, ensuite, expliqué qu’elle avait lutté contre l’influence de Montesinos sur son père. Ce qui n’est pas tout à fait exact.

Voici une vidéo du Duel Fujimori / Humala.

Les intellectuels contre Fujimori

Humala n’est pas le seul à enfoncer le couteau dans la plaie. Les écrivains dont le prix Nobel Mario Vargas Llosa s’opposent profondément « à la résurrection » du « «fujimorisme ». Il se sont exprimés dans une tribune dans le journal El Pais. Ils appellent les Péruviens à voter « responsablement ». Le prix Nobel dénonce une campagne sale de la part de la candidate, notamment avec l’élaboration du plan Sabana destiné à saboter la campagne d’Humala. La population, notamment, les jeunes s’opposent à l’élection de Fujimori.

Ce n’est pas que le passé qui rattrape cette femme qui a fait ses études aux États-Unis, c’est aussi son présent. Elle est accusée de corruption, elle a récemment nié avoir des comptes au Japon. La candidate ne reste pas les bras croisées, elle vient d’achever sa campagne en accusant son rival d’avoir financé sa campagne avec l’aide de Hugo Chavez.

Heureusement que la presse est là

Ainsi va la vie politique d’une femme qui à 19 ans devient première dame de la nation lors du divorce de ses parents. Malgré toutes ses casseroles, elle reste la favorite des médias. Une étude menée par l’Asociación de Comunicadores Calandria Sociales,une organisation de communication non-gouvernementale a montré que 42 % des articles de journaux concernant l’autre candidat, Ollanta Humala, sont négatifs tandis que 71 % des articles évoquant Keiko Fujimorisont neutres ou favorables. Les relations incestueuses entre la candidate et la presse donnent ses fruits.

Une femme au pouvoir oui, mais pas à n’importe quel prix. Quand elle est là pour perpétuer un ancien régime comme Cristina de Kirchner, femme de l’ancien président argentin, le défunt Néstor Kirchner ou Keiko Fujimori fille d’un ancien dictateur, ce n’est pas briser le plafond de ver. C’est faire semblant qu’une monarchie est une démocratie avec une jolie poupée de 36 ans assise sur le trône.

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