Capital érotique

Des diplômes oui, une jupe oh oui ! Une étude vient de révéler que désormais, pour réussir sa vie laborale, il faut miser sur son « capital érotique ».

C’est-à-dire, sur ses atouts physiques pour gravir les échelons au sein de l’entreprise. C’est Catherine Hakim, une sociologue de la très sérieuse London School of Economics qui est la responsable de cette étude. Elle a également conclu qu’une vie amoureuse épanouie contribuerait à se faire bien voir dans le milieu du travail. Ceci serait d’autant plus flagrant dans la communication ou le droit. Sans blague !

Des atouts physiques

Aujourd’hui on fête la journée mondiale de la santé au travail et on nous sort ce genre d’étude ! Ce n’est pas un secret que dans le monde du travail, ainsi que par tout ailleurs il convient de mettre en avant ses atouts physiques ainsi que ses compétences professionnelles, que l’on soit une femme ou un homme.

Dans le livre Jpod de Douglas Coupland, c’est cette évidence qui ouvre ce livre cynique et délicieux. Le narrateur explique qu’avant d’aller à un entretien d’embauche il faut éviter de laver son prépuce. Les hormones dégagées risquent de faire pencher la balance du côté de celui qui passe l’entretien. Faut-t-il vraiment une étude pour savoir que si on prend soin de son apparence autant que de ses idées on risque d’aller plus loin que le voisin qui aura oublié de brosser ses cheveux ?

Cherche une stagiaire

Il y a quelques mois, une connaissance cherchait une stagiaire, j’ai pensé à une copine à moi. Elle m’a dabord posé des questions sur son parcours académique et professionnel, après elle m’a demandé si elle était jolie. Oui ça marche comme ça. Est-ce que c’est bien ? Je n’en sais rien. Je fais partie de cette génération qui pense qu’une femme peut être féminine et compétente, diriger une entreprise du haut de ses talons.

Pourquoi-a-t on besoin de perdre du temps et des ressources sur une étude qui touche le monde du travail alors qu’il y a d’autres questions à traiter ? Le chômage par exemple, l’impossibilité de concilier vie laborale et vie familiale, la satisfaction de l’employé dans son activité, ou tout simplement du pourquoi des suicides en entreprise. Heureusement qu’il y a des sociologues qui se penchent sur ces sujets.

Dans pas longtemps il faut que j’aille faire face à ce monde du travail. J’ai passé une heure à décider ce je j’allais mettre, j’ai brûlé un coin de me couette en essayant de repasser un tee shirt que je ne vais même pas porter. J’ai mis du parfum et du rouge à lèvres. C’est une question de stratégie et un peu aussi de coquetterie.

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